Rideau sur l'un des grands rendez-vous musicaux de l'été. Du 16 au 19 juillet 2026, les Vieilles Charrues ont réuni quelque 280 000 festivaliers sur la prairie de Kerampuilh, à Carhaix, pour une 34e édition à guichets fermés. De Katy Perry à Orelsan, en passant par Aya Nakamura, Mika et Nick Cave, la Bretagne a déroulé quatre jours de plateau XXL sur fond de banquise et de cercle polaire. Voici le bilan et les têtes d'affiche de ce cru breton.
Une 34e édition complète, du jeudi au dimanche
L'un des plus grands festivals de France a affiché complet, ou presque, avant même le premier accord. Les tout derniers billets, mis en vente le mercredi midi, sont partis en quelques minutes ; il ne restait qu'une poignée de places pour la seule journée du vendredi. Résultat : environ 280 000 spectateurs sur les quatre jours, soit près de 70 000 par jour, un budget d'environ 22 millions d'euros et une prairie de Kerampuilh pleine à ras bord.
Les concerts se sont enchaînés du jeudi 16 au dimanche 19 juillet 2026, après une inauguration le mercredi 15. Démarrer à guichets fermés, c'est un confort rare pour une machine de cette taille, comme l'a reconnu la direction du festival. La 34e édition confirme surtout que Carhaix reste le grand rendez-vous de l'été breton, capable d'aligner stars internationales et fierté locale sur la même affiche.
Katy Perry en ouverture, Orelsan en clôture : le plateau jour par jour
Plus de cent artistes se sont relayés sur les scènes de Kerampuilh. Pour s'y retrouver, voici les têtes d'affiche qui ont porté chacune des quatre soirées.
| Jour | Têtes d'affiche |
|---|---|
| Jeudi 16 juillet | Katy Perry · Gims |
| Vendredi 17 juillet | Nick Cave & The Bad Seeds · Jean-Louis Aubert |
| Samedi 18 juillet | Aya Nakamura · Mika |
| Dimanche 19 juillet | Orelsan · Vanessa Paradis |
Le jeudi a donné le ton avec un plateau pop spectaculaire : Katy Perry en tête d'affiche, épaulée par Gims, tandis que Josman, Biga*Ranx ou Iliona chauffaient les autres scènes. Le vendredi a joué la carte du grand frisson et de la chanson : Nick Cave & The Bad Seeds ont livré l'un des concerts les plus intenses du week-end, quand Jean-Louis Aubert réunissait les générations et que Vald, Disiz et Patrick Watson complétaient l'affiche.
Samedi, place au grand public avec Aya Nakamura et Mika, deux valeurs sûres des refrains repris en chœur. Et dimanche, le clou du week-end : Orelsan a refermé l'édition, précédé de Vanessa Paradis. Entre les grands noms, la programmation a fait la part belle aux découvertes et aux artistes français : de Miossec à Feu! Chatterton, en passant par Suzanne, sans oublier les concerts surprise de Jain et les apparitions du DJ Mosimann. De quoi caler la suite de la saison, entre le retour de Muse en France, Bad Bunny à Paris et la prochaine tournée de Ninho.
Cap sur le cercle polaire : une édition « boréale »
Chaque année, les Charrues se choisissent un fil conducteur ; en 2026, le festival a mis le cap sur le cercle polaire. Banquise stylisée, décor « boréal » et scénographie glacée ont transformé la prairie en grand Nord fantasmé, histoire de prendre le contre-pied de la saison. Une manière de rappeler que le rendez-vous de Carhaix ne se résume jamais à ses seuls concerts.
- Une grande roue plantée sur le site, pour prendre de la hauteur sur la foule.
- Une nouvelle Guinguette installée dans le parc du château, coin plus posé entre deux concerts.
- Une piste de luge d'été, clin d'œil assumé au thème polaire.
- Le « Boréal Sound System », une installation qui laissait le public reprendre la main sur le son et la lumière.
Ajoutez une esplanade redessinée et des passerelles entre les univers, et l'on comprend pourquoi les habitués parlent d'un festival devenu un vrai parc éphémère. Le patrimoine breton n'était pas oublié : le Bagad Brieg est même monté sur scène, réunion improbable des sonneurs et des platines.
« La plus joyeuse » : ce qu'en disent les organisateurs
En coulisses, le bilan est souriant. Le président de l'association, Jean-Luc Martin, a qualifié cette édition de « la plus joyeuse », tout en rappelant la pression que représente un tel événement.
« On est forcément plus sereins quand on démarre complet comme ça… notre modèle est un peu fragile et la machine est grosse quand même. »
Même satisfaction chez le directeur général, Jérôme Tréhorel, qui a surtout retenu la ferveur du public tout au long du week-end. Guichets fermés et plateau international : le festival reste, saison après saison, le thermomètre de l'été musical français.
Les Vieilles Charrues rangent donc leurs enceintes après quatre jours de plein. Reste à patienter jusqu'à l'annonce des premiers noms de la 35e édition. Sources : programmation officielle des Vieilles Charrues, Breizh-info, France 3 Bretagne (ici.fr) et Orange Actu.