Un plongeur avalé vivant par un cachalot, une heure d'oxygène et pas une sortie en vue : Englouti, le survival de Brian Duffield avec Austin Abrams et Josh Brolin, est en salles depuis le 14 octobre. La presse française est partagée, les spectateurs un peu plus cléments. On a fait le tri dans les critiques.
En bref : les critiques retiennent surtout le survival claustrophobe dans le ventre du cachalot, et reprochent au film son mélodrame père-fils, raconté à coups de flash-backs. Si vous venez pour le concept, plusieurs critiques, même réservés, saluent ces séquences. Si les drames familiaux appuyés vous agacent, une bonne partie de la presse vous prévient.
Englouti, de quoi ça parle ?
Au large de la Californie, Jay Gardiner (Austin Abrams) plonge pour retrouver la dépouille de son père, Mitt (Josh Brolin), disparu en mer. Au fond, il se fait avaler par un énorme cachalot. Coincé dans l'estomac de l'animal, il lui reste environ une heure d'air. Pour s'en sortir, il va devoir se souvenir des leçons, souvent dures, que son père lui a transmises.
Le film adapte Whalefall (c'est aussi son titre original), le roman de Daniel Kraus paru en 2023. Kraus a coécrit le scénario avec Brian Duffield, déjà derrière No One Will Save You. Elisabeth Shue joue la mère de Jay, avec John Ortiz, Jane Levy et Emily Rudd dans les seconds rôles. Le film dure 1 h 46 et il est interdit aux moins de 12 ans en France.
| Fiche | Englouti (Whalefall) |
|---|---|
| Sortie en France | 14 octobre 2026 |
| Réalisation | Brian Duffield |
| Scénario | Brian Duffield et Daniel Kraus, d'après le roman de Kraus (2023) |
| Casting | Austin Abrams, Josh Brolin, Elisabeth Shue |
| Durée | 1 h 46 |
| Classification | Interdit aux moins de 12 ans |
| Distribution France | The Walt Disney Company France (20th Century Studios) |
Les critiques presse : 2,5 sur 5, et un même reproche
Sur AlloCiné, la moyenne presse tombe à 2,5/5 sur 12 titres. Plusieurs critiques saluent la partie survie dans le ventre de la bête. Le désaccord porte sur le reste : les flash-backs et l'histoire père-fils, que beaucoup trouvent trop appuyés.
Ceux qui ont aimé
- Le Journal du Geek parle d'un « tour de force à bien des égards », capable de faire avaler au spectateur qu'on survive une heure dans les entrailles d'un cachalot.
- Le Point voit « un long-métrage épique, extrêmement divertissant », moins profond que le roman mais solide pour les amateurs de sensations fortes.
- Télérama note que le film « joue habilement sur notre peur ancestrale de la nature sauvage » pour faire monter l'angoisse.
- CinemaTeaser estime que Duffield, malgré des élans sentimentaux bancals, confirme la singularité de son regard.
Ceux qui ont décroché
- Écran Large juge le film « plutôt à la hauteur de sa géniale promesse de cauchemar hallucinant », mais à condition de mettre de côté le début, la fin et des flash-backs jugés « lourdingues ».
- Libération décrit un thriller « plein de bons sentiments et de gros sabots » qui tourne au mélo, en sauvant la prestation d'Austin Abrams.
- Les Échos résume : une « surenchère amusante » au départ, puis le film sombre « dans le mélo ».
- Nice-Matin regrette qu'à force de miser sur l'humain, le réalisateur « oublie d'effrayer ».
- Paris Match compare le traitement du deuil à « un tsunami dans un pédiluve ».
« Une métaphore épaisse du travail de deuil, mais qui procure un plaisir de série B. » Le verdict d'Ouest-France résume assez bien l'avis moyen de la presse.
Toutes ces citations proviennent de la revue de presse d'AlloCiné.
Et les spectateurs ?
Le public est un peu plus généreux : 2,9/5 sur AlloCiné, pour 327 notes et 66 critiques au 22 octobre.
Du côté anglophone, l'accueil critique est plus chaleureux. Le film affiche 72 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes (171 critiques) et 59/100 sur Metacritic. RogerEbert.com lui donne 3,5 étoiles sur 4, Time Out 4 sur 5. Les spectateurs interrogés par CinemaScore à sa sortie lui attribuent un « B ».
Combien d'entrées au box-office ?
En France, Englouti a réuni 78 127 spectateurs lors de sa première semaine (du 14 au 21 octobre), selon les chiffres CBO publiés par AlloCiné.
Aux États-Unis et au Canada, le démarrage est resté sous les attentes. Annoncé entre 10 et 12 millions de dollars, le film a ouvert autour de 8 millions et pris la 4e place du week-end, face à Street Fighter. D'après la fiche Wikipédia du film, qui s'appuie sur Deadline et The Numbers, il totalisait 19,3 millions de dollars dans le monde au 20 octobre, pour un budget rapporté de 60 millions.
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Note presse AlloCiné | 2,5/5 (12 titres) |
| Note spectateurs AlloCiné | 2,9/5 (327 notes) |
| Rotten Tomatoes | 72 % (171 critiques) |
| Metacritic | 59/100 |
| Entrées France, 1re semaine | 78 127 |
| Recettes mondiales au 20 octobre | 19,3 M$ (budget rapporté : 60 M$) |
Un vrai faux cachalot sur le plateau
Pour les scènes dans l'estomac, la production a construit une baleine en dur, d'environ 3,7 mètres de haut sur 5,5 mètres de large. Le tournage a duré 62 jours, à Los Angeles à partir de juin 2025, avec des scènes sur la péninsule de Monterey. Lors de l'avant-première à Londres, le 5 octobre, Austin Abrams a expliqué à l'agence britannique PA que jouer dans ce faux estomac était ce qu'il avait fait de plus fou (« wildest thing I’ve ever done », en VO).
Alors, faut-il aller voir Englouti ?
Si vous cherchez un survival claustrophobe au concept insolite, la partie dans le cachalot est ce que les critiques défendent le plus, y compris certains des plus réservés. Si les drames familiaux appuyés vous font lever les yeux au ciel, attendez-vous à quelques longueurs. Le film vaut donc surtout pour son huis clos ; son histoire de deuil divise.
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